đŸŒ± L’élan du dĂ©part

Pourquoi ce choix ? Quand le yoga devient chemin.

Au dĂ©but, le yoga n’était pour moi qu’un simple complĂ©ment Ă  mes entraĂźnements sportifs : une façon de rĂ©cupĂ©rer, de m’étirer, de me dĂ©lier aprĂšs l’effort. Je le pratiquais avec lĂ©gĂšretĂ©, sans en saisir la portĂ©e subtile.
Mais tout a changĂ© lorsque j’ai Ă©tĂ© diagnostiquĂ©e d’une spondylarthrite ankylosante (SPA).

Cette maladie est venue bouleverser mes repĂšres.
Mon corps ne rĂ©pondait plus comme avant. La douleur s’invitait, tenace. Et avec elle, la peur des traitements lourds, du ralentissement, de la perte.
Alors j’ai commencĂ© Ă  pratiquer le yoga diffĂ©remment.
Avec régularité. Avec écoute. Avec espoir.

J’ai suivi un stage pour apprendre Ă  ĂȘtre autonome dans ma pratique, et là
 une transformation subtile et puissante a commencĂ©.
Mon corps s’est assoupli, mais pas seulement.
Je devenais plus souple intérieurement, plus fluide dans ma maniÚre de vivre.
Comme un roseau, je pliais sans rompre, je me laissais traverser par les vents, sans résister.
Le yoga m’a rĂ©appris Ă  danser avec les Ă©lĂ©ments, au lieu de lutter contre eux.
Et tout est devenu plus léger : mon corps, mon souffle, mon mental.

Face Ă  cette expĂ©rience, une Ă©vidence s’est imposĂ©e :

✹ Je voulais transmettre, partager, aider celles et ceux qui, comme moi, cherchent un chemin de mieux-ĂȘtre, un moyen de se relier Ă  eux-mĂȘmes.

Mais pour cela, je voulais ĂȘtre lĂ©gitime. J’ai donc entamĂ© une formation de 154 heures, visant un certificat reconnu par l’État pour concevoir et animer des sĂ©ances de yoga.
Au départ prévue en présentiel, la formation a été transformée en distanciel faute de participants.
Déçue mais motivĂ©e, j’ai dĂ©cidĂ© de continuer.

Mais trÚs vite, je me suis rendu compte que cette modalité ne me convenait pas.
Les cours étaient impersonnels, trop nombreux pour que chacun soit accompagné.
Et puis un jour, lors d’un cours en petit groupe, nous devions chacun lire un passage du manuel.
Je m’étais prĂ©parĂ©e. Mais la formatrice a lu Ă  ma place, sans s’en rendre compte.
Ce dĂ©tail, insignifiant en apparence, m’a profondĂ©ment touchĂ©e : je n’étais pas vue, pas reconnue.

Ce jour-lĂ , j’ai su que ce n’était pas le bon lieu, ni la bonne Ă©nergie.
J’ai quittĂ© la formation. Avec regret, oui, mais aussi avec un immense soulagement.
Parce que je ne voulais pas abandonner mon rĂȘve, mais le recentrer.

Et alors une Ă©vidence s’est imposĂ©e, plus forte que mes peurs, que les obstacles, que la distance :

✹ Si je veux apprendre, que ce soit Ă  la source. LĂ  oĂč le yoga est nĂ©. En Inde.

Les doutes sont tombés un à un : la barriÚre de la langue, le budget, la peur de partir seule.
Mon cƓur savait.
Et cette pensée de partir
 me faisait sourire.

Alors, j’ai expliquĂ© mon choix Ă  mon mari, Ă  mes proches.
Ce n’est pas toujours simple de dire que l’on doit partir pour se retrouver.
Mais j’ai eu la chance d’ĂȘtre entourĂ©e et soutenue, et j’en suis infiniment reconnaissante.
Car au fond, le plus important n’est pas que tout le monde comprenne.
Mais que moi, je m’écoute. Que moi, je me donne la permission d’avancer.

C’est ainsi que j’ai choisi le Satya Yoga Ashram, Ă  Rishikesh, pour vivre cette formation, ce pĂšlerinage intĂ©rieur.
J’ai posĂ© mes congĂ©s, rĂ©servĂ© mon vol, validĂ© mon inscription.
Et dĂ©jĂ , sans ĂȘtre encore partie, je ressens les bienfaits de ce choix.

Parce que parfois, suivre son intuition, c’est dĂ©jĂ  le dĂ©but de la guĂ©rison.
🌿


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