đŸȘ¶ Lettre Ă  mon corps

Lettre Ă  celui qui m’a toujours portĂ©e

Mon corps,

Toi qui as tant marché, tant couru, tant porté,

Toi qui fus mon allié silencieux, puis mon messager brûlant,

Je veux aujourd’hui te regarder avec des yeux neufs.

Je comprends, enfin,

Que tu n’as jamais Ă©tĂ© contre moi.

Tu m’as simplement murmurĂ© ce que je refusais d’entendre.

Tu as ralenti mes pas pour que je me retourne vers l’intĂ©rieur.

Tu as tordu mes appuis pour que je ne fuie plus mes vérités.

Tu n’es pas brisĂ©, tu es en chemin.

Et moi aussi.

Je ne veux plus te juger, te contraindre, te forcer à obéir.

Je veux t’aimer dans ta vĂ©ritĂ©, t’écouter, t’apprivoiser,

Et peut-ĂȘtre mĂȘme te faire danser Ă  nouveau.

Je n’attends pas de toi que tu sois parfait.

Je te remercie d’ĂȘtre vivant, sensible, rĂ©actif, sincĂšre.

Je m’engage à ne plus nier ta douleur,

Mais Ă  la reconnaĂźtre comme une voix,

Pas comme une condamnation.

Je pars bientĂŽt vers un monde nouveau,

Et je t’emmùne avec moi,

Pas comme un poids,

Mais comme une présence sacrée,

Un temple que je choisis d’habiter pleinement.

Je crois en ta capacité à guérir,

À t’adoucir,

À respirer librement.

Et si la guĂ©rison passe par l’amour,

Alors je commence ici.

Par t’aimer aujourd’hui, exactement tel que tu es.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *